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08 octobre 2016, "Alain Juppé est le plus apte pour engager la révolution environnementale", déclare Bertrand Pancher

 Le député de la Meuse et vice-président de l’UDI en charge des politiques environnementales, Bertrand Pancher, annonce son ralliement à la candidature d’Alain Juppé quelques jours avant son parti. Il répond aux questions de l’Usine Nouvelle.

 

 

 

L’Usine Nouvelle - L'Accord de Paris sur le climat va être ratifié. Est-ce une bonne nouvelle malgré les difficultés pour obtenir la signature européenne ?

Bertrand Pancher - Il n’y a aucune contrainte. Tout dépend de la volonté de la communauté internationale et des outils de régulation qui vont se mettre en place. Il faut imposer nos propres règles aux frontières de l’Europe sur les produits importés.

Que vous inspirent les propos du candidat Nicolas Sarkozy sur le réchauffement climatique ?

Autant, j’ai été ému par son discours au sommet de Copenhague, autant ses dernières déclarations sont consternantes. Le réchauffement climatique, c’est le plus grand drame planétaire qui va nous arriver.

Qui allez-vous soutenir lors de la primaire de la droite et du centre ?

Je vais annoncer mon soutien au candidat Alain Juppé dans les prochains jours à titre personnel et l’UDI fera de même avant ou après le premier débat la semaine prochaine.

Pourquoi choisir Alain Juppé ?

Alain Juppé devrait publier ses propositions sur l’environnement d’ici la fin du mois. Beaucoup de points montrent qu’il a compris les enjeux. C’est le candidat qui me parait le plus apte à s’engager dans la révolution environnementale. Nicolas Sarkozy est définitivement perdu pour cette révolution.

Quelle politique environnementale doit-il mener s’il est élu ?

On n’échappera pas  à une remise à plat des stratégies d’investissements dès le lendemain de l’élection présidentielle. En 2012, le gouvernement avait bien commencé en lançant la commission Mobilité 21 présidée par le député socialiste Philippe Duron. Malheureusement, Ségolène Royal a tout mis par terre en supprimant l’écotaxe. Il faut refaire la même chose mais en l’ouvrant aux collectivités. ll faudrait instaurer une fiscalité carbone généralisée avec une augmentation légère de la fiscalité sur les carburants au niveau national et une écotaxe régionale. Je plaide pour une remise à plat de la fiscalité, pour que la fiscalité carbone prenne une place prépondérante.

Si Alain Juppé est élu Président de la République, faudra-t-il fermer Fessenheim ?

Oui, je pense qu’il faut fermer Fessenheim. Nous nous y sommes engagés et si nous revenons en arrière, nous allons avoir de vrais problèmes avec les Allemands et même des incidents diplomatiques. En Allemagne, l’opposition est très vive sur le nucléaire transfrontalier.

On vient de vivre une nouvelle crise du ferroviaire avec AlstomBelfort, après celle de la SNCF au printemps dernier…

Il faudrait avoir comme au Royaume-Uni un vrai ministre des Transports. En France, c’est un peu le Secrétaire d’Etat, un peu le Premier ministre, un peu le Pdg de la SNCF Guillaume Pépy, un peu les syndicats.

Un an après, quel bilan tirez-vous de la réforme ferroviaire ?

Avec le député (PS) Gilles Savary, nous rédigeons un rapport qui sera publié dans les prochaines semaines. Les gens travaillent mieux en synergie. L’élargissement du rôle de l’autorité de régulation, l’Arafer, est positif. C’est un bel instrument de contrôle, mais il faut lui donner davantage de moyens financiers.

Que pensez-vous des solutions trouvées par l’Etat pour sauver Belfort ?

On fait acheter à la SNCF des trains dont elle n’a pas besoin. Au lieu de TGV, il aurait été  préférable de prendre des trains rapides, mais moins chers pour la ligne Marseille - Bordeaux. Quand se fera la LGV Bordeaux – Toulouse ? Le Lyon – Turin a du plomb dans l’aile depuis que la mairie de Turin est dirigée par le Mouvement 5 étoiles qui est hostile au projet. C’est un bricolage peu glorieux. C’est reculer pour mieux sauter. 

L’endettement de SNCF Réseau s’accroit tous les ans avec les chantiers indispensables à la régénération du réseau. Que faire ?
Le budget de l’Agence française des infrastructures de transport (Afitf) va passer de 1,9 milliard d’euros à 2,2 milliards. Or, il faudrait 3 milliards. Au Royaume-Uni, le budget atteint 6 milliards et est pris en charge par l‘Etat. Plus grave, certains pensent que l’on peut laisser filer la dette de SNCF Réseau jusqu’à 70 milliards d’euros.

Propos recueillis par Olivier Cognasse




Publié le 10/10/16 - Lien permanent - Rubrique La revue de presse

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19.10.16 - réforme ferroviaire : Application de la loi - Commission du développement durable

 
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